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Hans Silvester
Il est des villages isolés dans le désert du Thar au Rajasthan, où le temps n'existe pas, où le bonheur est présent. Lorsque Hans Silvester est parti pour un voyage au long cours dans la région la moins peuplée de l'Inde, il était loin de se douter qu'il rencontrerait des femmes évoluant dans un univers où, avec d'humbles richesses, elles partagent un bonheur quotidien.
Il suffit de voir leur rire, leur beauté, leurs créations artistiques pour se rendre compte qu'elles vivent pleinement, heureuses et généreuses. C'est beau et serein. Chaque chose est à sa place. Et si les maisons sont abîmées par la mousson, elles seront reconstruites par des mains de femmes qui les rendront belles et agréables à vivre. Une leçon de sagesse à méditer.
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Né en 1938 en Allemagne, Hans Silvester fait ses premières photos à l'âge de douze ans. Quelques années plus tard, il part pour une série de voyages en Europe, en Orient, au Japon, en Amérique. En 1960, il publie un livre sur la Camargue avec un texte de Jean Giono, ouvrage qui remporte un énorme succès.
Membre de l'agence Rapho, il a notamment publié aux Editions de la
Martinière Les Chats du soleil, Les Chats du bonheur, Sieste et
tendresse, Les Chatons et Les Chats de Hans Silvester.
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Pandit Shankar Gosh
A soixante-cinq ans, Shankar Gosh nous vient de Calcutta et s'est très peu produit en France. II ne parle ni ne crie, il chantonne parfois. II est tout au déroulement du rythme que ses doigts sculptent sur ses tablas, ces duos de petits tambours au son
inouï sur lequel un corps d'homme ou de femme vient danser. Shankar Ghosh, lui, reste immobile. Seule compte la pluie douce qui naît de ses tablas.
"On m'a fait jouer avec des groupes de rock, je l'ai fait; On m'a demandé d'accompagner du jazz, je l'ai encore
fait", explique le vieux maître indien. "Mais je suis un dépositaire de la musique classique indienne. Et partout où je vais, en Europe, au Japon, c'est de cette musique que je laisse les traces", précise-t-il. Ainsi, un peu partout dans le monde, les écoles de tablas de Shankar Gosh apparaissent. "Un artiste n'est complet que s'il entraîne les autres", ajoute-t-il. Résultat : les tablas indiennes sont en passe de devenir l'autre pôle de la percussion, rivales des djembés d'Afrique de l'Ouest.
Jean-Paul Besset
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