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"Depuis des années, nous approfondissons un travail de recherche sur des espaces délimités : îles, îlots culturels, géographiques, sociaux, ayant un fonctionnement propre et entretenant des échanges avec leur environnement.
C’est la découverte de l’incidence de ces échanges sur leur entropie qui définit nos interventions monumentales, nos installations in situ, nos manœuvres, nos performances : témoins visibles d’actions in-visibles.
Certes, nous agissons souvent dans un environnement naturel, mais on ne saurait parler de land art à la manière de ces nombreuses interventions où la nature est travaillée, sculptée, « in-formée ».
De plus il y a un refus avoué d’œuvrer avec des matériaux vernaculaires, il y aurait d’emblée une altération du site lui-même ;
c’est pourquoi nous avons fait le choix d’introduire des matériaux issus de la technologie contemporaine qui doivent obéir à un impératif qui est celui de respecter l’intégrité du lieu.
En fait nous n’intervenons pas que dans la nature, nous réalisons aussi des interventions monumentales, des installations in situ sur des sites urbains, des friches industrielles, à l’intérieur de divers types d’architectures. De plus en plus il nous arrive de procéder par le biais de la rencontre individuelle, à l’échelle humaine, à la grandeur de la ville sous forme de manœuvres, de performances au cours desquelles l’individu, le citoyen est invité à participer au processus de l’œuvre, ceci au cours d’événements publics en arts visuels, de manifestations portant sur l’art public et aussi pendant le temps de la résidence d’artiste en France ou à l’étranger."
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