Du 3 juin au 24 juillet



 

Jeudi 3 juin à 18h :
rencontre avec les artistes et vernissage suivi d’un buffet.

 

Dans le cadre de la manifestation nationale "rendez-vous aux jardins" du 4 au 6 juin 2004, Neva-Gotthilf artistes en "arts visuels" terme emprunté au Québec, pays avec lequel ils travaillent régulièrement, installent à la médiathèque d’Este un champ de graminées dont le cœur part du patio autour de l’olivier et s’étend sur l’esplanade, face aux Pyrénées.
Chaque graminée est constituée d’un film rétroréfléchissant bicolore(une face orange, l’autre blanche)fixé à l’extrémité d’une tige souple en cuivre oscillant au gré du vent. Ce matériau réfléchit la lumière du jour, comme l’éclairage artificiel la nuit, cette installation fonctionne donc de jour comme de nuit. Elle permet d’inscrire dans l’espace de la médiathèque une écriture en perpétuelle mutation.

 

 

A la différence du Land art où la nature est travaillée, où l’intervention sur site est réalisée à partir de matériaux issus de la nature, ces artistes choisissent de travailler avec des matériaux issus de la technologie contemporaine, respectant l’intégrité du lieu.
Projection d’images, exposition de photographies d’interventions réalisées lors de résidences en Tasmanie et en Islande. et installation des champs de graminées du 3 juin au 24 juillet 2004.

 

 

 

 

 

 

"Depuis des années, nous approfondissons un travail de recherche sur des espaces délimités : îles, îlots culturels, géographiques, sociaux, ayant un fonctionnement propre et entretenant des échanges avec leur environnement.
C’est la découverte de l’incidence de ces échanges sur leur entropie qui définit nos interventions monumentales, nos installations in situ, nos manœuvres, nos performances : témoins visibles d’actions in-visibles.
Certes, nous agissons souvent dans un environnement naturel, mais on ne saurait parler de land art à la manière de ces nombreuses interventions où la nature est travaillée, sculptée, « in-formée ». 
De plus il y a un refus avoué d’œuvrer avec des matériaux vernaculaires, il y aurait d’emblée une altération du site lui-même ; 
c’est pourquoi nous avons fait le choix d’introduire des matériaux issus de la technologie contemporaine qui doivent obéir à un impératif qui est celui de respecter l’intégrité du lieu.
En fait nous n’intervenons pas que dans la nature, nous réalisons aussi des interventions monumentales, des installations in situ sur des sites urbains, des friches industrielles, à l’intérieur de divers types d’architectures. De plus en plus il nous arrive de procéder par le biais de la rencontre individuelle, à l’échelle humaine, à la grandeur de la ville sous forme de manœuvres, de performances au cours desquelles l’individu, le citoyen est invité à participer au processus de l’œuvre, ceci au cours d’événements publics en arts visuels, de manifestations portant sur l’art public et aussi pendant le temps de la résidence d’artiste en France ou à l’étranger.
"