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Petit déjeuner

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Retour sur les Petits Déjeuners Littéraires


Thé des écrivains

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Le site du thé des écrivains : cliquez ici.

      Environ 10 personnes se sont retrouvées le samedi de 10h à 12h depuis le mois d’octobre 2004 et tous les 2 mois jusqu’en juin avec Joëlle et Stéphane pour partager leurs coups de cœur autour de madeleines, du thé des écrivains japonais, français, italiens offerts par le thé des écrivains. L’objectif était d’échanger autour de la littérature, des écrivains, des artistes, de la musique. Le groupe a réuni cette année des amoureux du livre, et de la musique aux goûts diversifiés privilégiant selon son le moment, la qualité d’écriture, le contexte historique ou géographique, le genre policier, romanesque ou biographique.
Sans oublier Annie, qui participait avec enthousiasme à beaucoup de projets, et nous a quitté cet hiver, Christine, Evelyne, Florence, Gilles, Inge, Jean-Luc, Marie Thérèse, Pascale partagent la même passion et ont pris un grand plaisir à échanger, discuter tout au long de cette année.
Dans un climat où règnent convivialité, plaisir, et humour.
Pour la saison prochaine, si ces échanges vous intéressent, venez  nous rejoindre !!!

Présenté par Joëlle : Histoire d'une vie (Aharon Appelfeld, éd. de l'Olivier).

Avec Histoire d'une vie, Aharon Appelfeld nous livre quelques-unes des clés qui permettent d'accéder à son œuvre : souvenirs de la petite enfance à Czernowitz, en Bucovine. Portraits de ses parents, des juifs assimilés, et de ses grands-parents, un couple de paysans dont la spiritualité simple le marque à jamais. II y a aussi ces scènes brèves, visions arrachées au cauchemar de l'extermination. Puis les années d'errance, l'arrivée en Palestine, et le début de ce qui soutiendra désormais son travail : le silence, la contemplation, l'invention d'une langue.

Et aussi :
  • Lila Lila (Martin Suter, éd.Bourgois)
  • La nuit de l'oracle (Paul Auster, éd. Actes Sud)
  • Un spécialiste (Eyal Sivan, DVD)
  • La Fraga (Danielle Sallenave, éd. Gallimard)
Histoire d'une vie

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Froidure

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Présenté par Pascale : Froidure (Kate Moses, éd. Table Ronde).

Froid, très froid, tel est l'hiver en cette année 1962 à Londres. Le déménagement est inachevé, l'appartement inconfortable. Aucun ami, pas de téléphone, tout juste de jeunes enfants malades. Sylvia est si seule. Ted, surtout, est si loin. Ted, son mari. Ted l'infidèle, qui n'est plus là pour la secourir. Sylvia peuple de poèmes ses longues nuits sans. sommeil. Elle chante l'heureux temps de leur mariage, le vieux manoir de Court Green, niché dans la campagne anglaise, en célèbre les fleurs du jardin, les fruits du verger la douceur des jours. Sylvia pleure son autour perdu. Ted a trahi.

Et aussi :
  • La Collectionneuse (Danielle Pampuzac, éd. Belfond)
  • Korsakov (Eric Fottorino, éd. Gallimard)
  • Jean Louis Fargeon, parfumeur de Marie Antoinette (Elisabeth de Feydeau, éd. Perrin)


Présenté par Jean-Luc : Passé Parfait (Leonardo Padura, éd. Métailié).

La Havane. Hiver 1989. Le lieutenant Mario Conde est chargé d'enquêter sur la disparition mystérieuse du directeur d'une grande entreprise. Rafael Morin était étudiant avec Mario Conde, il était beau, brillant et il a épousé Tamara, le grand amour de Mario. Le lieutenant Conde va mener une double recherche sur son passé et sur le disparu. Dans ce premier roman de la tétralogie Les Quatre saisons , Leonardo Padura nous présente ses personnages : le Vieux, commissaire amateur de cigares, Carlos El Flaco, l'ami d'enfance cloué dans son fauteuil roulant, Josefina la cuisinière qui crée des banquets avec rien, et tout le petit monde d'un quartier populaire de La Havane. L'enquête est bien construite et annonce clairement le projet littéraire mené à bien à travers Electre à La Havane et L'Automne à Cuba, avant-dernier et dernier roman du projet.

Et aussi :
  • L'assassin royal (Robin Hobb, éd. Pygmalion)
  • Livres en feu (Lucien X. Polastron, éd. Denoël)
  • Le cercle de Dante (Matthew Pearl, éd. Robert Laffont)
Passé Parfait

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Suite francaise

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Présenté par Marie-Thérèse : Suite française (Irène Némirovsky, éd. Denoël).

Ecrit dans le feu de l'Histoire, Suite française dépeint presque en direct l'Exode de juin 1940, qui brassa dans un désordre tragique des familles françaises de toute sorte, des plus huppées aux plus modestes. Avec bonheur, Irène Némirovsky traque les innombrables petites lâchetés et les fragiles élans de solidarité d'une population en déroute. Cocottes larguées par leur amant, grands bourgeois dégoûtés par la populace, blessés abandonnés dans des fermes engorgent les routes de France bombardées au hasard... Peu à peu l'ennemi prend possession d'un pays inerte et apeuré. Comme tant d'autres, le village de Bussy est pays alors contraint d'accueillir des troupes allemandes. Exacerbées par la présence de l'occupant, les tensions sociales et frustrations des habitants se réveillent.

Et aussi :
  • Un Secret (Philippe Grimbert, éd. Grasset)
  • La Ballade d’Iza (Magda Szabo, éd. Viviane Hamy)

Présenté par Florence : Les âmes grises (Philippe Claudel, éd. Stock).

Nous sommes en 1917 dans une petite ville de province. Toute la société des notables est présente et tient son rôle. Tout reste bien en place dans l’immuable tranquillité de la bourgeoisie sûre d’elle-même. Pourtant tout bascule lorsqu’une fillette de 10 ans est retrouvée morte dans l’eau. La petite Belle-de-Jour, comme on l’appelle. Tous la connaissent, elle servait au Rébillon, la seule brasserie restaurant du coin. "Bien, bien, bien…" reprend le juge, tout content d’avoir un meurtre, un vrai à se mettre sous la dent, un meurtre d’enfant en plus, et de petite fille pour couronner le tout. Dès lors, le soupçon gagne et rogne les âmes grises de nos notables. En premier lieu le procureur qui habite au château, juste à côté du lieu du meurtre.

Et aussi :
  • L’Homme sœur (Patrick Lapeyre, éd. Gallimard)
  • Life is so good (G. Dawson/R.Glaubman, éd. Payot)
  • Love (Toni Morrison, éd Bourgois)
  • La douleur de Manfred (Robert McLiam Wilson, éd. 10/18)
Les âmes grises

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Le crayon du charpentier

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Présenté par Gilles : Le crayon du charpentier (Manuel Rivas, éd. Gallimard).

1936. Dans une prison galicienne, peu après le coup d'État de Franco, un jeune peintre anarchiste dessine avec un crayon de charpentier le célèbre Porche de la Gloire de la cathédrale de Saint Jacques de Compostelle. Il prête aux différents personnages bibliques les gestes et le visage de ses camarades de captivité, tous condamnés à être assassinés lors d'une des sordides exécutions sommaires organisées par les fascistes. Le garde civil Herbal, chargé de surveiller les prisonniers politiques, suit en secret la progression du dessin et, le soir où, sur l'ordre de ses supérieurs, il tire une balle dans la tête de l'artiste, il ne peut s'empêcher de ramasser le crayon. Il est alors bien loin de se douter qu'à chaque fois qu'il le posera sur son oreille, celui-ci lui parlera avec la voix de la victime.

Et aussi :
  • Danseur (Colum Mc Cann, éd. Belfond)
  • Les jours fragiles (Philippe Besson, éd. Julliard)
  • Le paradis un peu plus loin (Mvargas Llosa, éd. Gallimard)
  • Tango Massaï (Maxence Fermine, éd. Albin Michel)
  • La langue des papillons (Manuel Rivas, éd. Gallimard)

Présenté par Evelyne : Le lièvre de Vatanen  (Arto Paasilinna, éd. Gallimard).

Vatanen est journaliste à Helsinki. Alors qu'il revient de la campagne, un dimanche soir de juin, avec un ami, ce dernier heurte un lièvre sur la route. Vatanen descend de voiture et s'enfonce dans les fourrés. Il récupère le lièvre blessé, lui fabrique une grossière attelle et s'enfonce délibérément dans la nature.

Et aussi :
  • Je ne le répèterai pas, je ne veux pas le répèter (Alina Margolis, éd. Edelman)
Le lièvre de Vatanen

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Bartabas

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Présenté par Annie : Bartabas (Jérôme Garcin, éd. Gallimard).

Bartabas a inventé ce qui n'existait pas. Il façonne avec ses mains fortes et graciles de la splendeur éphémère. Ce rebelle que le chamanisme a pacifié, ce nomade que l'équitation a conduit à l'extase, cet ambitieux dont la patience a été l'arme secrète, ne ressemble à personne, sauf à lui-même, qui reste une énigme. J'ai voulu exprimer ici la chance que nous avons d'être ses contemporains. Je sais trop qu'il ne restera presque rien, lorsqu'il aura disparu, de ce qu'il a créé sous des chapiteaux de bois et de toile. Je sais aussi que les films de ses spectacles sont impuissants à restituer la magie du vivant, les parfums et les couleurs du cérémonial nocturne dont il est le spectral officiant.

Et aussi :
  • Passagère du silence (Fabienne Verdier, éd. Albin Michel)
  • L’art du voyage (Alain de Botton, éd. Mercure de France) 

Présenté par Christine :  Sarinagara (Philippe Forest, éd. Gallimard).

Sarinagara signifie cependant. Ce mot est le dernier d'un des plus célèbres poèmes de la littérature japonaise. Lorsqu'il l'écrit, Kobavashi Issa vient de perdre son seul enfant : oui. tout est néant, dit-il. Mais mystérieusement, Issa ajoute à son poème ce dernier mot dont il laisse la signification suspendue dans le vide. L'énigme du mot Sarnagara est l'objet du roman qui unit trois histoires : celles de Kobavashi Issa (1763-1827). le dernier des grands maîtres dans l'art du haïku, de Natsume Sôseki (1867-1916). l'inventeur du roman japonais moderne, et de Yamahata Yosuke (1917-1966), qui fut le premier à photographier les victimes et les ruines de Nagasaki. Ces trois vies rêvées forment la matière d'un quatrième roman qui interroge à son tour la manière dont un individu peut parfois espérer survivre à l'épreuve de la vérité la plus déchirante.

Et aussi :
  • L’Enfant Bleu (Henry Bauchau, éd. Actes Sud)
  • Lire Lolita à Téhéran (Nafisi Azar, éd. Plon)
  • A nos vingt ans (Nguyên Huy Thiêp, éd. de L’Aube)
  • La fille de Hokwerda (Oek de Jonk, éd. Gallimard)
  • Le démon (Hubert Selby, éd. 10/18)
Sarinagara

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Blue bay palace

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Présenté par Brigitte : Blue Bay Palace (Natacha Appanah Mouriquand, éd. Gallimard).

Entre mer et soleil, images immaculées pour touristes et venelles crasseuses pour indigènes, entre raison et folie, Maya, dix-neuf ans, poursuit l'amour. Elle vit à Blue Bay, village pauvre bordé d'un côté par l'océan et de l'autre par un hôtel de grand luxe. Quand son amour lui échappera, elle ira au bout de son cœur, de son corps et de son pays.

Et aussi :
  • La Force du père (Raoul Mille, éd. Albin Michel)

Présenté par Simone : La dernière leçon (Noëlle Châtelet, éd. Seuil).

Une femme âgée, qui n'est cependant ni malade ni réellement diminuée, décide de mettre un terme à ses jours et demande à ses enfants de la soutenir dans ce geste, de lui en donner le courage. Quelque temps plus tard, la fille fait le récit de cette « mort choisie », et, d'une certaine façon, entreprend de briser un tabou, d'apprivoiser une peur. Mais on quitte assez vite les rivages de la colère, de la révolte (légitimes) face à l'insoutenable demande maternelle, pour gagner des eaux presque paisibles : le portrait d'une femme de tempérament, atypique et généreuse - la propre mère de Noëlle Châtelet.
La dernière leçon

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Madame Bâ

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Présenté par Agnès : Madame Bâ (Erik Orsenna, éd. Fayard).

Pour retrouver son petit-fils préféré qui a disparu en France, avalé par l'ogre du football, Madame Bâ Marguerite, née en 1947 au Mali, sur les bords du fleuve Sénégal, présente une demande de visa. Une à une, elle répond scrupuleusement à toutes les questions posées par le formulaire officiel 13-0021. Et elle raconte alors l'enfance émerveillée au bord du fleuve, l'amour que lui portait son père, l'apprentissage au contact des oiseaux..., sa passion somptueuse et douloureuse pour son trop beau mari peul, ses huit enfants et cette étrange " maladie de la boussole " qui les frappe... Sans fard ni complaisance, c'est l'Afrique d'aujourd'hui qui apparaît au fil des pages, l'Afrique et ses violences, ses rêves cassés, ses mafias, mais aussi ses richesses éternelles de solidarité et ce formidable tissage entre les êtres.

Présenté par Stéphane : A Bothered Mind, R.L. Burnside.

RL Burnside est un chanteur guitariste atypique de la scène blues américaine. En effet depuis bien longtemps il a dépassé les limites de cette musique traditionnelle pour la mélanger à de nombreuses sonorités pop rock etc… et ce nouvel album passe facilement d'un blues acoustique 100 % roots où le musicien s'exécute seul ( Bird without a feather, enregistré en 1968) à des compositions où il est accompagné par le DJ Mikea Clark ( qui s'est aussi occupé du mixage) et même de Kid Rock qui vient assurer le duo avec le vieux bluesman (My name is Robert too).
RL Burnside a su évoluer avec son époque et ouvrir le blues au moderniste, il aime jouer avec les sons, étonner son auditoire par une recherche quasi systématique de l'originalité, ce qui a pour conséquence de ne pas trop le faire apprécier des puristes mais plutôt d'un public beaucoup plus large qui apprécie cette recherche artistique qui permet au blues d'évoluer avec son époque.

Et aussi :
  • Kulanjan - Toumani Diabate
  • Expressway - Troublemakers
  • Who Killed - The Zutons
  • Collection Saga Blues (universal) 5 volumes
  • Ali Boulo Santo - Komo felle
  • Little Axe - Champagne and grits
  • Le cirque des mirages
  • Daby Touré - Diam
  • Lila Downs - Una sangre
  • US3 - Hand on the torch
  • K.D Lang - Hymns of the 49th parallel
  • Kasabian -  Kasabian
  • Camille - Le fil
  • Thievery Corporation - The cosmic game
  • Calypso @ Dirty Jim’s
  • Nancy Sinatra - Best of
  • Mandekalou - The art and soul of the mande griots
  • Bill Laswell - Massafat
  • Michaël Bublé - It’s time
RL Burnside

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