La Chambre noire de Jérusalem - Akram Safadi

 
La Chambre noire de Jérusalem - Akram Safadi

En hors-champ de l’actualité médiatique, un portrait inhabituel et intime de Jérusalem, à travers les passions, les ambitions entêtées et les renoncements douloureux de trois personnages, chacun à la recherche d’une identité : Reem une artiste lyrique, Ali un ancien prisonnier politique, et Farouq un aristocrate nostalgique. Une manière pour le photographe et cinéaste Akram Safadi de rendre compte et redonner de la dignité aux habitants de cette ville occupée militairement depuis trente ans…
Va, vis et deviens - Radu Mihaileanu

En 1984, une opération américano-israélienne, l'opération Moïse rapatrie les juifs noirs d'Éthiopie (les falashas) en Israël. Dans un camp de réfugiés au Soudan, une mère chrétienne pousse son fils à se faire passer pour juif afin de survivre. Cette séparation poussera le jeune enfant à mentir toute sa vie, ni juif, ni orphelin, il sera intégré dans une famille juive avec ce double malaise, celui de sa mère qui lui manque et des racines qu'il a perdues.

Ce film repose sur l'histoire vraie des Falashas qui, immigrés en Israël, éprouvent beaucoup de difficultés à se faire accepter malgré leurs efforts, illustrés dans le film par la rapidité avec laquelle le petit Schlomo apprend l'hébreufrançais (langue maternelle de la famille qui l'adopte) tout en conservant sa propre langue l'amharique, langue officielle de l'Éthiopie. Le rejet de cette nouvelle communauté est à la fois dû à la couleur de leur peau, et à des différences théologiques, qui poussent notamment les juifs orthodoxes à les renier. Le film montre également les tensions entre Israéliens et Palestiniens, ainsi que les espoirs de paix entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat. À travers ce film, on découvre également le travail dans un Kibboutz, le quotidien durant la Guerre du Golfe.
Va, vis et deviens - Radu Mihaileanu

Kadosh - Amos Gitai

 
Kadosh - Amos Gitai

Meir et Rivka sont maries depuis dix ans. Ils s'aiment passionnement mais n'ont pas d'enfants ce qui n'est pas du gout du rabbin qui demande a Meir de repudier sa femme et d'epouser Haya pour assurer sa descendance. Malka, la soeur de Rivka, est amoureuse de Yaakov mais ce dernier a choisi de vivre en dehors de la communaute juive orthodoxe, au rand dam du rabbin. Malka va donc epouser Yossef, son fidele assistant. Si Rivka demenage et sombre lentement dans la solitude, Malka trouve une autre issue: la rebellion.
Au pays des oranges - Amos Gitai

Le 4 mai 1994, Arafat et Rabin signaient au Caire un accord de paix. Au cours des quatre mois qui ont précédé, Amos Gitai a tenu la chronique des événements et des réactions des Israéliens et des Palestiniens dans un film en quatre parties, chacune représentant un parcours.
Au pays des oranges est la première partie de cette chronique filmée.

De Tel-Aviv à Gaza puis Jéricho : la culture des oranges, symbole par excellence de la production agricole et des exportations palestiniennes et israéliennes. La réflexion des habitants et des travailleurs de chaque côté de ce qui va devenir une frontière commune.

 
Au pays des oranges - Amos Gitai

Kippour - réalisé par Amos Gitai

 
Kippour - réalisé par Amos Gitai

Œuvre aussi poignante qu'émouvante, Kippour est surtout un film profondément bouleversant de par l'originalité avec laquelle Amos Gitaï (Kadosh), a choisi d'illustrer le thème de la guerre. Loin de sombrer dans l'habituel "cinéma-spectacle", le réalisateur s'est attaché à montrer la guerre et ses atrocités, telles qu'on peut les percevoir lorsque l'on est malheureusement amené à les vivre au quotidien ૻ ce fut son cas. À coup de longs plans séquences, Amos Gitaï est parvenu, de façon magistrale, à faire oublier la présence de la caméra – l'excellent jeu des acteurs y est sans doute pour beaucoup, notamment lorsque leur excitation première laisse progressivement place au dégoût et à l'horreur – et à retranscrire avec une justesse rare le chaos d'un conflit comme celui du Kippour. Côté bonus, un document d'une heure, réalisé par Gitaï, composé de témoignages et d'archives historiques, qui, à l'instar de Kippour, distille un éventail d'émotions, d'impressions et autres sensations. Ce film n'est rien moins qu'un véritable défi qu'Amos Gitaï a su brillamment relever.--Frédéric Thorens

Pendant la guerre du Kippour, en octobre 1973, Weinraub et son ami Rousso se precipitent sur le Golan a la recherche d'Egoz, l'unite speciale dans laquelle ils ont fait leur service militaire. Ils ne la trouvent pas mais rencontrent Klauzner, un medecin qui cherche a rejoindre la base aeriene de Ramat David. Ils decident alors, de leur propre chef, d'integrer une unite de secouristes de l'armee de l'air.

September 11

11'9"01 est un film français constitué de courts-métrages de :

  • Samira Makhmalbaf (Iran)
  • Claude Lelouch (France)
  • Youssef Chahine (Égypte)
  • Danis Tanovic (Bosnie-Herzégovine)
  • Idrissa Ouedraogo (Burkina Faso)
  • Ken Loach (Royaume-Uni)
  • Alejandro González Iñárritu (Mexique)
  • Amos Gitaï (Israël)
  • Mira Nair (Inde)
  • Sean Penn (É.-U.)
  • Shōhei Imamura (Japon)

C'est le producteur français Alain Brigand qui a eu l'idée de ce film : réunir des réalisateurs du monde entier, afin d'avoir leur vision des événements du 11 septembre 2001 à New York et Washington, chaque court métrage devant durer 11 minutes, 9 secondes, et 1 image (par allusion symbolique à la date du 11/09/01). L'objectif visé était de proposer une vision alternative multiple à la vision unique répétée en continu par les médias officiels.


September 11

Quinzaine des réalisateurs - Cannes 17-24 mai 2007

 
Quinzaine des réalisateurs - Cannes 17-24 mai 2007
Créée en 1969 à la suite de la révolte de mai 68, la Quinzaine des Réalisateurs offre une vitrine de tous les cinémas du monde, sans censure ni compétition. Chaque année, la manifestation, organisée par la SRF (Société des Réalisateurs de Films), propose durant le Festival de Cannes une sélection de films du monde entier. Dès sa création, ce festival totalement indépendant de la Compétition Officielle s'est fixé pour objectif d'aider les cinéastes et de favoriser leur découverte par le public et la critique. Il s'agit non seulement de révéler les nouveaux talents de la cinématographie mondiale et les grands cinéastes de demain mais aussi d'accueillir des artistes encore méconnus en Occident ou trop souvent absents des grands festivals internationaux.
Exodus - Otto Preminger

Epopee de "l'Exodus", vaisseau transportant des refugies juifs vers la terre promise.


Adapté d'un best-seller anglosaxon signé par Leon Uris et réalisé en 1960, ExodusLa Mort aux trousses d'Alfred Hitchcock) sont remarquables de justesse et bouleversants. L'anecdote veut que l'écrivain et le réalisateur ne réussirent pas à s'entendre sur une version définitive commune du scénario, pourtant force est de reconnaître que cette adaptation reste fidèle à l'esprit du livre. Faute de bonus significatif sur le DVD (une pauvre bande-annonce en tout et pour tout), c'est sur l'œuvre – magistrale – d'Otto Preminger, et uniquement sur elle, que l'attention se focalisera (ceci restant somme toute logique, après tout…). --Hervé Comte

Exodus - Otto Preminger

Munich - Steven Spielberg

 
Munich - Steven Spielberg

Dans la nuit du 5 septembre, un commando de l'organisation palestinienne Septembre Noir s'introduit dans le Village Olympique, force l'entrée du pavillon israélien, abat deux de ses occupants et prend en otages les neuf autres. 21 heures plus tard, tous seront morts, et 900 millions de téléspectateurs auront découvert en direct le nouveau visage du terrorisme.
Après avoir refusé tout compromis avec les preneurs d'otages, le gouvernement de Golda Meir monte une opération de représailles sans précédent, baptisée "Colère de Dieu". Avner, un jeune agent du Mossad, prend la tête d'une équipe de quatre hommes, chargée de traquer à travers le monde onze représentants de Septembre Noir désignés comme responsables de l'attentat de Munich. Pour mener à bien cette mission ultrasecrète, les cinq hommes devront vivre en permanence dans l'ombre...